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Fermeture de Medica Tel Aviv : le ministère détaille les manquements, les patients cherchent des solutions

Illustration d'un accueil médical vide et de portes fermées donnant sur une aile de blocs opératoires
Illustration : l'ordre de cessation d'activité concerne Medica Tel Aviv et ne constitue pas un diagnostic sur le traitement d'une personne

Toute activité médicale a cessé. Lundi 28 septembre, le ministère de la Santé a ordonné à Medica Tel Aviv, situé au 28 rue HaBarzel à Ramat HaHayal, de suspendre son activité à la suite d'une inspection inopinée. De nouvelles précisions ont été publiées mardi : selon le ministère, les inspecteurs ont constaté que des membres du personnel dépassaient leurs compétences professionnelles dans les blocs opératoires, ainsi que des défaillances dans les procédures de travail. Dans une réponse publiée par Channel 12 News, Medica affirme que les actes médicaux sont pratiqués conformément à la loi et que les infirmiers interviennent dans les limites de leur formation et de leurs attributions.

Selon le communiqué du ministère de la Santé, le médecin de district a pris un arrêté suspendant l'activité jusqu'à nouvel ordre. Pour toute personne ayant une opération ou un examen prévu, la conséquence immédiate est de devoir clarifier la suite de sa prise en charge avant de se déplacer. L'annonce concerne ce centre précis de Tel Aviv ; elle ne signifie pas que tous les établissements du réseau ont fermé ni que tous les soins dispensés précédemment présentaient des défauts.

Les constats des inspecteurs et la réponse de la direction

Le ministère de la Santé indique que l'inspection inopinée a eu lieu le jeudi précédant l'arrêté. Selon son communiqué, les inspecteurs ont relevé des actes médicaux accomplis en dehors des compétences professionnelles autorisées et contrairement aux instructions obligatoires, ainsi que d'autres manquements dans les pratiques médicales. Le ministère décrit un risque grave et immédiat pour la sécurité des patients et une défaillance systémique, sur lesquels il fonde l'arrêt de l'activité.

Channel 13 News a rapporté lundi l'accusation du ministère selon laquelle des infirmiers avaient effectué des interventions chirurgicales à la place de médecins. Dans sa première réponse à la chaîne et à Davar, la direction de Medica a qualifié la décision de générale et disproportionnée, fondée sur des constats ponctuels. Elle a souligné la qualité des soins et la confiance que lui accordent médecins et patients.

Dans une réponse plus détaillée publiée mardi par Channel 12 News, Medica ajoute qu'il prendra au sérieux les conclusions de l'inspection et corrigera les manquements si nécessaire. Il maintient néanmoins que les médecins pratiquent les actes médicaux conformément à la loi et que les infirmiers ne réalisent que des gestes relevant de leurs attributions. Le régulateur et la direction s'opposent donc sur la portée des constats et les pratiques examinées, tandis qu'un arrêté est déjà en vigueur.

Les blocs opératoires au cœur des constats publiés

Selon la présentation des conclusions par Channel 12 News, dans deux salles d'opération utilisées, les anesthésies étaient administrées par des médecins qui n'avaient pas la qualification de spécialiste en anesthésiologie requise. Le reportage décrit aussi des manquements dans la gestion des produits anesthésiques et des cas où le comptage chirurgical n'avait pas été effectué ou consigné avant la fin de l'intervention. Ces constats sont attribués au ministère de la Santé ; ils ne constituent pas une conclusion indépendante sur le cas d'un patient particulier.

Israel Hayom a également publié des accusations du ministère concernant l'utilisation illégale d'une préparation médicale contenant de la cocaïne et des actes contraires aux conditions d'enregistrement. Selon le journal, la directrice médicale était absente et sa remplaçante ne possédait pas les connaissances nécessaires à cette fonction. Ce récit n'établit pas un usage personnel ni une autre infraction qui n'aurait pas été alléguée ; les éléments publiés concernent la pratique médicale et le contrôle des médicaments.

La différence entre signaler un manquement et établir un préjudice individuel importe particulièrement aux personnes déjà soignées sur place. La publication de l'arrêté n'est pas un diagnostic médical et n'explique pas ce qui s'est passé lors d'une intervention précise. Un patient souhaitant des éclaircissements doit communiquer les détails de son traitement à son équipe soignante ou à un professionnel compétent, sans déduire du titre que chaque élément du rapport d'inspection s'applique aussi à lui.

L'audition examinera les responsabilités ; l'arrêté répond au risque immédiat

Selon le ministère de la Santé, la direction, les propriétaires et le conseil d'administration du réseau seront convoqués à une audition. Le ministère indique également envisager des mesures individuelles contre les personnes ayant dépassé leurs attributions. Le compte rendu distingue une décision déjà prise, l'arrêt de l'activité, des procédures supplémentaires et des mesures encore à l'étude. L'examen des responsabilités individuelles ne doit pas être présenté comme si une décision avait déjà été rendue.

Davar explique que l'arrêté interdit toute activité médicale sur le site dès son entrée en vigueur. Channel 13 News rappelle que des manquements avaient aussi été relevés durant l'été à Medica Raphael, dans le parc Atidim, entraînant la fermeture de blocs opératoires puis une reprise progressive sous réserve de corrections. Il s'agit d'un autre établissement du réseau. Cet épisode antérieur éclaire le contexte du contrôle réglementaire, sans décrire à la place de l'actuel arrêté ce qui se passe aujourd'hui.

La comparaison des deux dossiers ne permet pas de prévoir la date de réouverture de Medica Tel Aviv. Une reprise progressive dans un précédent dossier ne fixe aucun calendrier contraignant pour celui‑ci. Pour les patients et les médecins, l'information pertinente est une annonce officielle précisant l'établissement, l'activité et la date à laquelle elle pourra avoir lieu. Le seul nom du réseau ne permet pas de savoir ce qui a été autorisé sur chaque site.

Que vérifier maintenant si vous avez un rendez‑vous ?

Toute personne attendue au centre de la rue HaBarzel doit contacter Medica et le secrétariat de son médecin pour savoir si le rendez‑vous est annulé, reporté ou transféré. Si une autre adresse est proposée, demandez des précisions sur le lieu, l'horaire et l'équipe au lieu de vous contenter d'une assurance générale que les soins auront lieu. La demande doit porter sur votre réservation personnelle, car l'arrêté ne réaffecte pas lui‑même les patients ailleurs.

Si l'intervention est financée par une caisse d'assurance maladie ou un assureur, demandez les démarches nécessaires pour être pris en charge par un autre prestataire. Conservez l'autorisation de prise en charge existante, la confirmation du rendez‑vous et les messages reçus. Ne supposez pas qu'une autorisation financière ou un accord délivré pour un établissement s'applique automatiquement à un autre ; faites préciser les conditions par l'organisme financeur.

Si les soins sont transférés, demandez aussi comment seront transmis les résultats d'examens et les documents déjà remis. La coordination entre établissements peut éviter des malentendus à l'arrivée. Avant de confirmer le nouveau rendez‑vous, demandez quels documents vous devez apporter vous‑même et lesquels sont déjà en possession de l'équipe qui vous accueillera.

Demandez également à votre médecin des consignes individuelles sur les conséquences du report et la poursuite de la préparation aux soins. Ne modifiez pas des instructions médicales sur la seule base d'un article de presse, en particulier celles concernant les médicaments ou la préparation à une intervention. La question à poser à l'équipe est ce que vous devez faire maintenant dans votre situation précise, et pas seulement la date de réouverture des portes.

Selon le ministère de la Santé, l'arrêté de fermeture vise à mettre fin à un risque identifié lors de l'inspection. Pour les patients, la prochaine étape doit transformer l'incertitude en un parcours clair : qui est responsable de la poursuite des soins, où et quand. Le différend entre la direction et le ministère sera examiné selon les procédures prévues ; en attendant, les patients qui attendent un traitement ont besoin d'un interlocuteur médical et d'une réponse concrète sur leur rendez‑vous.

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