Inflation à 1,5 % et indice d'activité d'août : deux données distinctes

L'inflation annuelle s'établit à 1,5 %. Pourtant, le ticket du supermarché de cette semaine semblait plus cher que jamais. Quelqu'un ment‑il ? Non. Vous regardez simplement deux choses différentes en leur donnant le même nom.
La Banque d'Israël fait état d'une inflation de 1,5 % sur les 12 derniers mois, ainsi que d'un taux d'intérêt de 3,25 %. Le 16 septembre 2026, elle a publié un autre chiffre : son indice mensuel d'activité économique a progressé de 0,4 % en août. Ces deux nombres figurent parfois dans un même titre. Mais ils mesurent des choses entièrement différentes. L'un mesure les prix sur une année. L'autre mesure l'activité sur un seul mois.
Pourquoi les 1,5 % ne se ressentent pas ainsi à la caisse
L'indice des prix à la consommation mesure un panier entier : logement, alimentation, transports, santé et autres postes. Ils n'évoluent pas tous ensemble. Une personne dont le loyer a augmenté au renouvellement du bail peut subir une hausse supérieure à 1,5 % sans que le chiffre officiel soit faux. Quelqu'un dont les dépenses de carburant ont diminué peut ressentir l'inverse. Le chiffre de 1,5 % est une moyenne pondérée pour le panier sur 12 mois.
Et cette semaine coûteuse au supermarché ? Les dépenses d'une semaine peuvent augmenter à cause des légumes ou du carburant sans modifier le taux annuel. Une semaine calme ne prouve pas non plus que l'année a été bon marché. Le Bureau central des statistiques publie le panier annuel dans l'indice des prix à la consommation. La Banque d'Israël affiche le taux d'inflation à côté de son taux d'intérêt. Ces deux sources sont préférables à des calculs fondés sur un ticket de caisse.
L'indice d'activité : un mois, pas une tendance
Passons aux 0,4 %. Une progression de l'activité de 0,4 % ne signifie pas que les salaires ont augmenté ou que les prix ont baissé. Un indice d'activité synthétise des données économiques courantes, et il peut progresser alors même qu'un secteur s'affaiblit. Il ne remplace pas le compte de résultat d'une entreprise.
Tout aussi essentiel : août n'est qu'un mois. Le mois précédent peut avoir évolué différemment, et sans la série complète, on ne peut pas dire que l'économie accélère. Ce que l'on peut dire, c'est que l'indice publié par la Banque d'Israël a progressé de 0,4 % en août.
Une entreprise qui prépare ses stocks d'octobre ne doit pas déduire ses quantités de ces 0,4 %. Elle regarde ses propres commandes. Un mois de vacances et de fêtes ne se comporte pas non plus comme un mois ordinaire. Pour clôturer un trimestre, on attend la série, pas un seul point de données.
Votre contrat ne suit pas les gros titres
Cela nous amène au point le plus concret. L'indexation d'un bail ou d'un accord salarial suit l'indice cité dans le contrat, généralement l'indice des prix à la consommation, et non l'indice d'activité. Ne les confondez pas au moment de calculer une augmentation.
Vous renouvelez un bail en octobre ? N'ajoutez pas automatiquement 1,5 %. Si le contrat lie le loyer à l'indice d'un mois précis, vérifiez la variation depuis l'indice de base du contrat, pas le taux annuel affiché à côté du taux d'intérêt. Les deux chiffres peuvent être exacts tout en étant différents.
Et le chef d'entreprise dont le fournisseur a relevé ses tarifs de 6 % ? Cela ne rend pas faux le chiffre de la Banque d'Israël. Le fournisseur fixe ses prix au sein d'un secteur. La démarche utile consiste à comparer les offres, pas à contester l'indice.
Jusqu'au 21 octobre
Que faut‑il donc vérifier ? Sur votre fiche de paie, l'existence d'une indexation et l'indice auquel elle se réfère. Dans votre bail, le mois de base. Pour un prêt immobilier indexé, l'échéancier après la publication de l'indice des prix à la consommation, et non après celle de l'indice d'activité.
La prochaine décision sur les taux d'intérêt est prévue le 21 octobre. Si le prochain indice mensuel réserve une surprise, le comité en prendra connaissance auparavant. D'ici là, rien ne justifie de réviser un contrat sur la base d'une impression à la caisse. Les chiffres de 1,5 % et de 0,4 % restent deux publications distinctes, pas un nombre unique.



