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Le Journal israélien

Le sentier national d'Israël en automne : de courts tronçons à parcourir à la journée

Illustration : un sentier sinueux dans les collines, un sac à dos et un balisage à trois couleurs
Illustration : un sentier sinueux dans les collines, un sac à dos et un balisage à trois couleurs

Le sentier national d'Israël évoque un projet de vie. Un mois et demi de marche, un sac à dos lourd, un sac de couchage et des congés qu'aucun responsable n'accepterait. La plupart des habitants du centre du pays en tirent donc rapidement une conclusion : ce n'est pas pour moi. Mais si l'on vous disait que vous pouvez goûter au sentier sans libérer un mois, avec un seul samedi disponible ?

C'est le secret que connaissent les randonneurs expérimentés : il n'est pas nécessaire de parcourir le sentier d'une seule traite. Un tronçon de 10 à 16 km, avec une voiture qui attend à l'arrivée, permet d'en vivre pleinement l'expérience. Les paysages, les balises qui vous accompagnent, la fatigue satisfaisante en fin de journée. Sans dormir dehors et sans renoncer à votre propre lit. L'automne, avant le retour de la boue hivernale, est l'une des périodes les plus agréables pour le faire.

Trois bandes de couleur

Quiconque a déjà marché sur une partie du sentier connaît ce moment : vous arrivez à une bifurcation, vous hésitez sur la direction, puis une balise apparaît sur un rocher ou un poteau. Trois bandes : blanche, bleue et orange. Il y a quelque chose de rassurant. Quelqu'un a pensé à l'itinéraire avant vous.

Mais les balises ne remplacent pas une carte. Sur le terrain, la peinture s'efface, les poteaux tombent et le sentier diffère parfois légèrement du parcours dont vous vous souvenez. Une carte à jour, dans une application ou sur papier, constitue la base. La balise confirme que vous allez dans la bonne direction.

Vidéo : Le sentier national d'Israël dans le sud : Lonely Peleg

L'erreur de préparation que presque tout le monde commet

Voici un scénario fréquent : un groupe choisit un tronçon particulièrement beau, profite de la marche et arrive au bout. C'est alors qu'il découvre qu'il n'y a ni parking ni transports en commun, et que sa voiture est quinze kilomètres derrière. Un beau tronçon sans solution de retour est un mauvais choix pour une randonnée à la journée.

La solution est simple, mais demande de la discipline : choisissez un point d'arrivée accessible en voiture ou en transports en commun et organisez le retour avant de commencer à marcher. Garez une voiture à l'arrivée, amenez tout le monde au départ avec la seconde, puis seulement prenez le sentier. Faire l'inverse se termine au bord de la route à faire du stop, sac au dos et mine fatiguée.

Une autre règle précieuse : choisissez la longueur du tronçon en fonction du marcheur le plus lent du groupe, et non du plus rapide. Le rythme du groupe est celui de son membre le moins à l'aise, et c'est parfaitement normal.

Eau, soleil et téléphone : trois indispensables

Octobre évoque l'automne. Le soleil n'a pas toujours reçu le message. Même à cette période, il peut être très fort sur les tronçons exposés, sans un seul arbre pendant des kilomètres. Deux litres d'eau par personne constituent une base, et non un excès, en l'absence d'une source ou d'un point de remplissage dont vous avez vérifié à l'avance la présence sur le parcours.

Sur un tronçon exposé, un chapeau et des manches longues légères sont préférables au short et au débardeur. Cela peut sembler étrange, mais ceux qui ont déjà marché toute une journée au soleil savent que la protection compte plus que le surcroît de chaleur.

Et le téléphone ? Une batterie externe vaut davantage qu'un appareil photo supplémentaire. Dans les collines et les oueds, une réception irrégulière est normale, ce n'est pas une panne. Téléchargez la carte pour l'utiliser hors ligne avant le départ et donnez à une personne restée chez vous les détails de votre itinéraire et l'heure estimée de fin.

Avec ou sans enfants

Peut‑on venir avec des enfants ? Bien sûr. La question est de savoir sur quel tronçon. Un parcours ombragé, avec une sortie à mi‑chemin et un point d'intérêt en route, comme une source, une grotte ou un belvédère, convient à une famille. Un tronçon exposé sans sortie intermédiaire convient à des personnes qui ont déjà pratiqué la randonnée et savent ce qu'elles font.

Surtout, personne ne remet de prix pour avoir terminé à tout prix. Quitter le sentier à un endroit convenu à l'avance fait partie du programme, ce n'est pas un échec. Un enfant qui termine la journée avec le sourire aura envie de revenir. Un enfant traîné en larmes sur les derniers kilomètres gardera surtout le souvenir des larmes.

Après la première pluie, le sentier change

Chaque automne apporte un moment où tout change : la première pluie. Elle rend les rochers glissants, modifie les passages d'oueds et transforme parfois un itinéraire facile en véritable difficulté. Après cette première pluie, lisez les témoignages récents de randonneurs passés là dans la semaine, au lieu de vous fier à une publication d'août décrivant un « parcours facile et agréable ».

Côté équipement, des chaussures qui adhèrent bien comptent davantage qu'un sac à dos neuf de marque. Une semelle usée sur une roche mouillée est le chemin le plus court vers l'entorse.

Le premier tronçon n'est que le début

Voici ce que personne ne vous dit à l'avance : ceux qui parcourent un tronçon reviennent presque toujours pour un autre. Puis encore un autre. Un jour, vous découvrez que vous avez accompli un quart du sentier, samedi après samedi, sans prendre une seule journée de congé. Le sentier ne demande pas un mois. Il demande seulement le premier pas et un samedi libre en automne.

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